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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 00:33
Dracula

Bram Stoker, irlandais.
2009 - 604 pages - Ed. Le livre de poche

Catégorie - Fantastique.

Synopsis.
Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour renconrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d'un domaine de Londres. A son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula.
Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu'éprouver une angoisse grandissante.
Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d'un homme qui n'est pas un homme. et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...
l'avis.

Depuis l'invasion des dents pointues avec la sortie de la saga de Meyer (que je n'ai pas lu, trop de monde en parle, ça m'énerve déjà) les vampires avaient tendance à m'agacer (très) sérieusement. Donc j'ai pris le contre-pied en cherchant à retourner aux sources comme on dit. A moi la lecture de Dracula, dont on m'avait fait une éloge de l'auteur. J'avais dû achter le livre à ma petite soeur pour une lecture au lycée, donc il n'attendait plus que d'être lu. Chose faite.

 

Et bien... je dois dire que le livre, l'histoire, les personnages m'ont affreusement déçu, pour la simple et bonne raison (à tord très certainement) que je m'attendais à une atmosphère bien plus vicieuse et sombre. Si cela l'est pour certains pour moi ce n'était pas assez. J'en dégage bien plus de points négatifs que de positifs.

Je m'interesse d'abord à la forme. L'écriture de monsieur Stoker. Alors là par contre, excellent écrivain, même si ses descriptions de paysages aussi réelles, exactes soient telles ont tendance à ralentir l'histoire. Stoker manie à merveilles les mots en ce qui concerne les paysages. Par contre, niveau dialogue, c'est très rabarbatif, limité même je dirais. Les dialogues ne volent pas très haut, et à force d'exclamation de gratitude, de "oh" et de prénom à foison à la fin du livre j'en pouvais plus de ces échanges de mots entre les personnages. Et je n'exagère pas du tout, cela m'a même fait soupirer par moments. Quant aux modes de rédaction j'aime l'idée. Le fait que l'histoire soit rapportée à travers les journaux intimes, de travail, les correspondances échangées entre les personnages, j'apprécie beaucoup. C'est plus personnel, on identifie beaucoup mieux le protagoniste, sauf quand l'écriture des différents personnages est exactement la même. Ce qui est le cas dans Dracula. Dans les journaux j'ai retrouvé les même tics d'écriture, la répétition de certains mots bien précis, perte de charme pour ma part. Seul moment où les modes de rédaction différaient, au début de l'histoire, quand il s'agit de lire le journal de Jonathan Harker.

 

Je passe alors à l'histoire et ses personnages. L'histoire en elle-même est assez bien ficelée, bien que longue. a mon avis le meilleur moment du livre se résume à la première partie où Jonathan se rend en Transylvanie chez le comte Dracula. L'ambiance dans le château, la folie naissante dans l'esprit du personnage, la découverte du vampire, les femmes présentes dans le château, j'ai apprécié. Cette partie est de loin la meilleure. C'est suite à cette partie que Jonathan a trouvé grâce à mes yeux, occupant le rang de personnage préféré avec ce très cher Dracula. Après cette partie le rythme de l'histoire est brisé. On découvre l'autre côté de l'histoire, les personnages de Lucy, Mina, le Dr. Seward et les autres nombreux prétendants de Miss Lucy. Très franchement le personnage de Lucy ne m'a pas attiré outre mesure de son vivant. Morte elle me plaisait bien plus. De manière générale, je reprocherais à Stoker de ne pas avoir assez creusé les caractères de certains de ses personnages. Rares sont les personnages secondaires je trouve, et pourtant seuls quelques élus sont totalement découverts. J'ai eu la désagréable impression que certains personnages occupaient de la place juste pour leur rôle dans l'histoire. Lucy servait à prouver la transformation en vampire. Lord Godalming prenait tout son intérêt par les privilèges qu'il pu offrir à ses compagnons de voyage. Renfield, le déquilibré, était là pour montrer le pouvoir de Dracula. Mina la touche romanesque. Quincey pour donner une note tragique à la fin de l'histoire (alors que j'aimais son air associable à celui-là). Je résume très sommairement. Même si je dois avouer que j'ai totalement adoré le personnage de Renfield et ses délires alimentaires. Pour le reste, Mina qui se voulait être l'héroîne me paraissait un peu trop fade. Reste encore un personnage phare. Van Helsing. Rien à dire sur Van Helsing. Il se pose là comme le personnage pillier (mais par pitié faites-le taire dès qu'il s'adresse à Mina).

 

J'en arrive alors à Dracula. L'oeuvre porte son nom après tout. A la fois si je devais émettre un avis à ce sujet, le livre aurait tout aussi bien pu s'appeler Wilhelmina Harker, mais c'est tout de suite moins vendeur. Dracula est LA menace du livre. Il a le droit à ses moments de gloire au début du livre, et surtout vers la fin de ce dernier. Le reste du temps il est présent comme une ombre qui plane au dessus des têtes de nos protagonistes. Il est là sans être là, je dois dire que c'est assez frustant. Mais bien trouvé malgré tout. La partie psychologique de ce personnage m'a intéressée. Le fait que son esprit soit resté à celui d'enfant, qu'il lui faille du temps pour prendre des décisons, élaborer des plans, un excellent moyen de donner un désanventage à cette vie éternelle. Par contre, en parallèle à ça je m'attendais peut-être un peu trop à un Dracula qui se poserait là comme le grand méchant. Ce qui n'est pas tout à fait le cas. Nouvelle frustration à propos de ce personnage. Mais une fois passée, je finis par garder Dracula dans mes favoris. 

 

Dracula n'est pas un livre qui m'a transporté. Peut-être parce que j'en attendais trop du mythe. Par contre, il était très interessant de voir à quoi ressemblait le vampire de Stoker par rapport à tout ce qui est fait à l'heure actuelle. Le vampire de Stoker, comme j'y attendais ça par contre, et celui que je préfère. Cependant, ce n'est pas le genre de livre que je relirais de gaïté de coeur, j'aurais trop peur des dialogues...   

 

entre les pages.
« Je sursautais, surpris de ne pas l'avoir vu entrer, étant donné que mon miroir embrassait la pièce entière. en raison de mon brusque mouvement, je n'étais légèrement coupé, ce que je ne remarquai pas de prime abord. Ayant répondu au salut du comte, je me retournai vers la glace et je tressaillis. Cette fois, il ne pouvait plus y avoir d'erreur, puis que je pouvais le deviner par-dessus mon épaule. Pourtant, je ne voyais toujours rien dans le miroir ! Toute la pièce, derrière moi, se retrouvait dans la glace, mais vide de tout homme, hormis moi-même ! Voilà qui me stupéfia et parut le point culminant de toutes les bizarreries subies depuis quelques jours; mon sentiment de malaise s'en accrut, d'autant plus que je le subissais toujours à proximité du comte. A ce moment, je m'aperçus que du sang coulait sur mon menton. Je déposai mon rasoit et regardai autour de moi pour découvrir un morceau de coton. Lorsque le comte vit mon visage ensanglanté, ses yeux brillèrent, comme sous l'effet d'une fureur démoniaque. Il me saisit à la gorge. Je reculai, et sa main toucha le chapelet au bout duquel pendait le crucifix. En une seconde, son attitude changea : sa colère fuit si rapidement que je me demandai si elle avait vraiment existé. »

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