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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 15:46

 

Witchling.

Yasmine Galenorn, américaine.
2009 - 351 pages - Ed. Milady.

Catégorie - Fantasy.

Couverture Les soeurs de la lune, tome 1 : Witchling
Synopsis.
Nous sommes les sœurs D'Artigo : mi-humaines, mi-fées, agents de la CIA d'Outremonde. Etre une fée dans votre monde confère bien des avantages : nous sommes plutôt bien perçues, contrairement à nos congénères un peu moins, disons... sexy. Malheureusement, notre ascendance nous joue parfois des tours. Quand elle panique, ma sœur Delilah se transforme en chat. Menolly, elle, est un vampire qui tente de s'adapter à sa condition. Quant à moi ? Je suis Camille... une sorcière. Sauf que ma magie est aussi imprévisible que la météo, et ça, mes ennemis vont l'apprendre à leurs dépens !
l'avis.

 

Cela faisait déjà un an que j'avais lu ce livre, que j'avais d'ailleurs reçu dans le cadre d'un SWAP d'halloween organisé sur Livraddict. Et comme dernièrement j'ai eu l'envie de commander la suite des aventures des trois fées/humaines, j'ai finis par remettre ce livre à l'ordre du jour histoire tout de même de me replonger dans l'univers. Oh surprise juste à cette période là s'organise, toujours sur Livraddict, une lecture commune organisée par Candyshy. C'était donc partie pour l'aventure. Bon par contre, j'ai deux jours de retard pour l'écriture de mon billet. Mais bon, l'important c'est de participer comme on dit.

 

De manière générale, il s'agit d'un livre que j'apprécie assez, ce n'est certainement pas le meilleur mais pas le pire non plus. L'écriture de l'auteur est fluide, pas de raccrochage à ce sujet, et il n'y a pas forcément de perte de temps à cause d'un déséquilibre entre description de paysage et dialogues. Justement les dialogues, si je devais faire un commentaire à ce sujet, je dirais que par moment certaines paroles pouvaient paraître être de trop. Cela avait tendance à me faire penser à des conversations totalement calculées, voire venant d'une mauvaise pièce de théâtre. Disons que parfois cela pouvait donner l'impression de manquer de spontanéité, bien que je doive reconnaître tout de même qu'il y avait beaucoup de réel dans les échanges entres les personnages. Pas de fioritures inutiles au moins.

 

Pour ce qui est de l'ambiance du livre, elle m'a d'emblée séduite. Le côté magique a bien entendu fait le plus gros du travail mais il règne à travers les pages une certaine bonne humeur malgré les sombres aventures des personnages. Souvent cela porte à rire. Mais je suppose que cela doit être dû du fait du caractère de la narratrice qui se trouve être Camille la mi-sorcière dans ce tome là (si j'ai bien compris la narratrice change à chaque livre et alterne entre les trois soeurs!). Du coup, puisque c'est Camille qui raconte l'histoire, pas mal de détails ont tendance à tourner autour du superficiel, de l'apparence, de sa poitrine généreuse ou bien encore du sexe. Souvent du sexe d'ailleurs. A ma première lecture cela avait eu le don de me destabiliser un petit peu tout simplement parce que je ne m'y attendais pas. Pour une deuxième lecture cela ne m'a pas choqué outre mesure, c'est dans le personnage, c'est d'ailleurs selon moi un parti prit intéressant de la part de l'auteure qui ne s'est pas imposée de limites quant au ressenti de son personnage.

 

Alors parlons en un peu des personnages. Le livre fourmille de personnages aux dons plus différents les uns que les autres. Pour la peine je me retrouve avec des tonnes de personnages préférés ne serait-ce que pour la particularité de leur race. Les garous d'ailleurs m'intriguent pas mal. Je me demande si dans les prochains tomes apparaîtront des garous autres que des loups ou des chats. J'ai bien aimé aussi les esprits de la nature attaché aux fleurs : les floraèdes, même si je pense que pour mon attrait pour le personnage soit grandement dû au fait qu'il s'agissent d'un des méchants de l'histoire. Morio, le démon renard venu du Japon me plait assez également, autant pour ses pouvoirs que son caractère. Je suis bien curieuse de savoir comment va se débrouiller Camille coincée entre lui et le Svartan Trillian, dont soit dit en passant la race me plait aussi. La Grand Mère Cotoye en tant qu'obervatrice et liseuse de l'avenir fait elle aussi partie de mes préférée, ainsi que le fait qu'il faille absolument la payer pour pouvoir profiter de ses services. Enfin il y a bien quelques personnages qui m'ont plu pour leur caractère ou leur histoire personnelle. Comme Titania la Reine de fées tellement attachée à son monde qu'elle en a perdu à la tête, Flam le dragon (en fait j'aime tout chez lui, ce n'est pas compliqué, j'espère qu'il aura plus d'important par la suite), Mellony dont le caractère acerbe me fait doucement sourire, Iris l'esprit de la maison et Maggie la petite gargouillle. 

Une trippotée de personnages et encore je ne les cite pas tous ! Cela dit, il n'y pas de confusion entre chaque personnages.

 

Cette lecture reste donc un souvenir agréable dans mon esprit. Et pour le coup, si j'ai envie de lire la suite, c'est plus pour en apprendre plus sur la manière de penser des autres soeurs que pour l'histoire. Finalement l'histoire n'est pas ininteressante, au contraire, mais les personnages me semblent occuper une sacrée part de terrain dans cette aventure, et à la fois ce n'est pas plus mal, ainsi c'est bien eux qui fasconnent l'histoire sans seulement la subir comme on a tendance à trop souvent le rencontrer dans ce genre de littérature.

 

Comme il s'agit d'un livre lu dans le cadre d'une lecture commune, vous trouverez d'autres avis sur les blogs suivant : CandyShy, Liçou10, Bebere, Aude, Malvina, Harmo, AgatheK. (J'ajoute les autres au fur et à mesure des publications ! ) 

 

 

entre les pages.



«Avant que Morio ait pu me répondre, un bruit attira notre attention. M'éloignant, je me préparai à l'attaque, mais nous n'avions pas affaire à un démon. Au centre de la caverne, une femme voluptueuse et éblouissante, de plus d'un mètre quatre-vingts, sortit de derrière les colonnes de calcaire. Sa robe tombait de ses épaules comme une toile d'araignée et elle arborait un air serein et majestueux. 
- Qui êtes-vous ? (Les mots m'échappèrent avant que j'aie pu les retenir.) Et où se trouve Tom Lane ? 
Elle cilla, puis un sourire illumina son visage.
- Vous parlez de mon animal de compagnie ? Mon pauvre et précieux garçon ?
Je jetai un coup d'oeil à Morio qui secoua la tête, aussi perplexe que moi.
- Je ne comprends pas. Votre animal de compagnie ? Qui êtes-vous ?
Quand elle sourit, j'aperçus des lueurs argentées dans ses yeux. Etait-elle une Sidhe? Soudain, un lointain souvvenir me revint en mémoire et que je sus qui elle était. Les légendes étaient réelles ! Lorsque Outremonde avait coupé toutes relations avec la Terre, elle avait refusé de partir. 
- Vous êtes Titania, n'est-ce pas ? »

« Une fois partis, je me dépêchai de monter à l'étage pour enfiler une jupe moulante en cuir noir et lacer mon nouveau bustire noir et magenta, me trémoussant jusqu'à ce que mes seins soient sur le point de s'en échapper. Aux pieds, je mis des bottes à bouts ronds et talons aiguilles. Puis je m'admirais dans le miroire. Wahou ! Bonne à croquer ! »

 



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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 12:00

 

Matin brun.

Franck Pavloff, français.
2004 - 12 pages - Ed. Cheynne.

Catégorie - Nouvelles.

Couverture Matin Brun
Synopsis.
Charlie et son copain vivent une époque trouble, celle de la montée d'un régime politique extrême : l'Etat Brun.
Dans la vie, ils vont d'une façon bien ordinaire : entre bière et belote.
Ni des héros, ni de purs salauds.
Simplement, pour éviter les ennuis, ils détournent les yeux.
Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d'entre nous ?
l'avis.

 

Petit livre étouffé entre quelques uns de ses confrères, je l'ai piqué dans la bibliothèque de ma petite soeur assez intriguée par ce que l'on pouvait bien raconter en douze petites pages. Et bien ce fut pour moi une bien belle surprise. Exactement le genre de pause lecture que j'aime. Avec la satire de la société comme je les aime.

 

On se retrouve plongé dans un monde où le brun se doit d'être la couleur par excellence que ce soit les chiens, les chats et bientôt les hommes ? Qui sait. Une petite réflexion sur l'humanité, une dénonciation du racisme à voir à notre échelle avec la traite des gens de couleurs ou bien à celle du passé avec l'histoire des juifs. Comme quoi tout est bon pour enfermer des gens.

 

Une seule chose à dire : lisez absolument cette merveilleuse nouvelle, la fin vous laissera sur votre fin si j'ose dire !

 

 

entre les pages.



« Les jambes allongées au soleil, on ne parlait pas vraiment avec Charlie, on échangeait des pensées qui nous couraient dans la tête, sans bien faire attention à ce que l'autre racontait de son côté. Des moments agréables où on laissait filer le temps en sirotant un café. Lorsqu'il m'a dit qu'il avait dû faire piquer son chien, ça m'a surpris, mais sans plus. C'est toujours triste un clebs qui vieillit mal, mais passé quinze ans, il faut se faire à l'idée qu'un jour ou l'autre il va mourir.
- Tu comprends, je pouvais pas le faire passer pour un brun.
- Ben, un labrador, c'est pas trop sa couleur, mais il avait quoi comme maladie ?
- C'est pas la question, c'était pas un chien brun, c'est tout.
- Mince alors, comme pour les chats, maintenant ?
- Oui, pareil. »

 



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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 12:00
Passion.

Lauren Kate, américaine.
2011 - 394 pages - Ed. France Loisirs.

Catégorie - Jeunesse, fantastique.

Couverture Damnés, tome 3 : Passion
Synopsis.
Bien avant qu'ils se soient rencontrés à Sword & Cross, avant même qu'ils aient à lutter contre les Bannis, Luce et Daniel avaient déjà vécu mille vies. C'est pourquoi Luce, cherchant désespérément à trouver comment déjouer la malédiction qui condamne son amour, doit à tout prix revisiter ses différentes réincarnations. Et lorsqu'elle plonge à l'aveugle dans un Annonciateur, elle n'a aucune idée d'où cela la conduira. Sa seule certitude est qu'elle doit le faire. La jeune fille part donc sur les traces de ses vies passées, traversant cinq mille ans d’histoire et autant de lieux différents, afin de comprendre ce qui préside à son destin. Au fil de ses pérégrinations, elle parvient à recueillir des éléments qui pourraient enfin l'aider à modifier le cours de sa vie. Mais Daniel la poursuit et l'empêche à chaque fois de réécrire son histoire.
Combien de fois devra-t-elle mourir sans mettre cette passion à l'épreuve ? Lancé dans une course-poursuite flamboyante et romantique, le couple réussira-t-il à trouver dans le passé les clés qui lui permettront de modifier son avenir ?
l'avis.

 

Et c'est parti pour mon avis sur le troisième tome de la saga. Je ne m'en lasse pas encore, et en plus Passion est de loin mon préféré sur les trois. Dans ce livre, Luce voyage via les annonciateurs à travers ses vies antérieures dans le but de mettre une raison sur la malédiction qui l'unit à Daniel. J'ai particulièrement adoré cette façon de remonter progressivement dans le temps, de voyager aisément à travers les époques, mais aussi cette manière qu'avait l'auteure à se réapproprier l'Histoire.

 

Du coup niveau personnages, on a le droit à une tripotée de Daniel et de Lucinda différents. Même si j'avoue que les différentes versions de Luce m'ont parut vraiment changer par rapport à celle de Daniel. J'ai été touchée par la première Luce que l'ont découvre, la russe sauvée de la guerre par sa combustion spontanée. La jeune infirmière en Italie, m'a paru fraiche et naïve, elle me plaisait bien aussi. Lucinda Biscoe fait partie de mes préférées du fait de son caractère de petite peste mal léchée (précisons aussi que le Daniel de cette époque m'a bien plu sous ses traits d'artiste peintre). La Lucinda dans le rôle de la princesse de Savoie doit être la seconde que je préfère, suivi de la Lucinda du temps de Shakespeare (d'ailleurs cette partie de l'histoire m'a étrangement fait penser au film Shakespeare in love). Et enfin l'histoire d'Ix Cuat (oui oui c'est toujours Luce) m'a plu ne serait-ce que de part sa naissance maudite et sa mise en scène de sa mort, sans parler du fait qu'il s'agisse d'une maya. D'ailleurs l'auteure en a profité pour faire un clin d'oeil à la fameuse fin du monde qui approche.

Un seul autre personnage à part Lucinda m'a d'emblé attiré. Bill "la gargouille". Ce petit guide personnel qui offre ses services à Luce pour l'aider dans ses voyages. Je l'ai encore plus aimé quand à la fin il dévoile sa vraie nature. Un bon petit personnage comme je les aime celui-là.

Pour ce qui est des personnages que l'on a vu à travers les tomes précédents, ils ne sont pas tellement présents c'est surtout Luce qui tient le beau rôle avec Bill, et en petite partie Daniel. Par contre, j'en ai appris un peu plus sur Cam et par la même occasion sur la relation Cam et Daniel. Je l'aime de plus en plus ce petit Cam, tout comme la certaine Lilith d'ailleurs.

 

Pour ce qui est du contenu de l'histoire. Lancé sur le tas je commencerais par dire que j'ai trouvé orignal le principe de la troisième dimension, cela donnait bien plus d'intérêt à certains des voyages dans le passé. Sinon, j'ai enfin pu mettre des réponses sur pas mal de mes questions. Autant dire que la malédiction devient presque compréhensible dans son sens le plus global (et j'adore son mode de fonctionnement). Et en prime on a le droit à la petite histoire du monde des anges. En fait, c'est le dénouement de fin. J'ai été très agréablement surprise par le final, qui m'a donné bien plus envie de lire la suite de la saga. J'avais déjà bien apprécié les revisites de l'Histoire de l'auteure, mais je dois dire que l'Histoire des anges m'intrigue bien plus. Je suis assez curieuse de savoir jusqu'où elle est allée. D'autant plus que d'après ceux qui l'ont déjà lu en version originale, le final semble assez explosif et déroutant. 

J'ai hâte ! Donc rendez-vous vers le 15 novembre si mes sources sont bonnes !

 

 

entre les pages.



« - Elle me demande ce qui se passe ! s'exclama Bill en lui touchant l'épaule. Le plus grand bal depuis la mort du Roi Soleil, rien que ça ! Et peu importe que l'évènement soit donné par con boutonneux de fils. Il aura lieu dans une immense salle de bal du château de Versailles, et toute la cours sera présente.
Luce haussa les épaules. Un bal, d'accors, mais quel rapport avec elle ?
 - Je vais être plus clair, reprit Bill. Tout le monde sera là, y compris Lys Virgila. La princesse de savoie, ça te dit quelque chose ? (Bill se posa sur son nez) C'est toi ! »

« - Ix qui ?
- Ix Cuat. Cela signifie "petit serpent".
Bill la vit changer d'expression.
- C'est un terme affectueux dans la culture maya.
- Tout comme se faire empaler la tête sur un piquet est un honneur ?
Bill leva les yeux aux ciel.
- Ne sois pas si ethnicentrique ! Ta propre culture n'est pas supérieure aux autres.
- Je sais ce que le mot ethnocentrique signifie ! répliqua-t-elle en glissant le serre-tête dans ses cheveux sale. Mais je ne me sens pas supérieuse. Je dis juste qu'avoir la tête plantée sur un piquet ne me tente pas du tout.
Un léger bourdonnement vibra dans l'air, comme un roulement de tambour, au loin.
- Voilà tout à fait le genre de propos que tiendrait Ix Cuat ! Tu as toujours été un peu à la traîne.
- C'est-à-dire ?
- Eh bien, toi, Ix Cuat, tu es née durant le Wayeb, à savoir les cinq jours de la fin de l'année maya, qui font l'objet de bien des superstitions parce qu'ils n'ont pas leur place dans le calendrier. Un peu comme nos années bisextiles. Naître durant cette périose est de mauvais augure. Personne ne s'est donc étonné de te voir rester vieille fille.
- Vieille fille ? répéta Luce. Je croyais que je ne dépassais jamais vraiment l'âge de dix-sept ans...
- Dix-sept ans, à Chichén Itza, c'est très vieux, expliqua Bill en voletant.»

 



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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 22:56
Vertige.

Lauren Kate, américaine.
2011 - 444 pages - Ed. France Loisirs.

Catégorie - Jeunesse, fantastique.

Couverture Damnés, tome 2 : Vertige
Synopsis.
Tout juste sortie du cauchemar de Sword & Cross où anges et démons se sont entre-déchirés, Luce a dû se séparer quelques jours de Daniel... Folle de joie à l'idée de le revoir, elle apprend avec désespoir que leurs retrouvailles seront brèves. Daniel doit en effet traquer les Bannis, des immortels, qui cherchent à la tuer. En attendant, il la place en sûreté à Shoreline, un lycée huppé près de San Francisco, d'où elle ne doit pas sortir. Elle entre dans la section des "Néphilim", des descendants d'anges aux pouvoirs particuliers, et fait la connaissance de Shelby, Dawn, Jasmine et Miles, un garçon charmant. Là, Luce apprend aussi que les "ombres" qui la terrorisaient, en réalité des Annonciateurs, pourraient l'aider à découvrir ses vies antérieures. Daniel s'entêtant à ne rien lui révéler de son passé, Luce veut comprendre ce qui l'empêche de vivre pleinement son amour et cherche corps et âme à déjouer la malédiction qui s'acharne sur elle.
l'avis.

 

A peine terminé le premier tome de la saga Damnés, j'ai entamé le second puisque je l'avais sous la main. Et il faut dire que j'étais bien curieuse de savoir la suite.

 

Malgrè le cadre sympathique de l'histoire j'ai bien vite déchanté en me rendant compte que le schéma de l'histoire restait le même que pour le tome un. Des péripéthies qui peinent à se mettre en route tout au long des deux premiers tiers du livre et un dénouement fracassant pour la fin uniquement. Cependant, contraiment au premier tome, le livre m'a permis de répondre à pas de question et surtout de trouver des personnages pour le moins amusants.

 

Alors pour ce qui est des personnages que j'ai adoré c'est un couple ange/démon qui détient la palme. Des enseignants de Shoreline, la directrice Francesca et le professeur Steven. Elle est l'ange, il est le démon. Leur amour est conflictuel, mauvais et à la fois une chose immuable. Un peu tout ce que j'aime dans ce genre de littérature. Bon par contre, pas de surprise, dans le couple c'est bien entendu Steven qui a mes faveurs. J'ai particulièrement aimé le fait qu'il donne des conseils à Luce la menant à réaliser des actes interdits. Ensuite, ce sont les Annonciateurs qui m'ont particulièrement plu. Ainsi, on apprend qu'il ne s'agit pas que d'oiseaux de mauvaises augures sans utilité réelle, mais il s'agit, entre autres fonctions, de passage à travers le temps. Des portes vers le passé. Le principe de façonner cette ombre pour en créer, par exemple, une porte m'a semblé être une bonne idée. Les autres personnages ont de l'intérêt et sont attachants, mais ils ne m'ont pas attirés plus que ça. Pourtant, les propos de Shelby m'intriguent, et le personnage de Miles également, même si pour ce dernier je me demande s'il était nécessaire. La suite me le dira.

 

Dans ce livre on en apprend un peu plus sur le mode de vie des anges; Ne serait-ce qu'à travers l'académie Shoreline, et ses cours sur les Annoncieurs ou ceux d'escrime (qui soit dit en passant m'ont bien fait plaisir ! ). Autant dire que ce sont là des détails que j'ai apprécié, au moins autant que la caste des bannis. Ces ange qui ont refusé de revenir vers le paradis et devenu aveugles.

 

Par contre au niveau de l'histoire c'est assez plat je dois dire. Certes il y a une trève entre le clan des anges et "démons", mais il y a aussi celui des Bannis qui entre désormais en compte. Et tout le monde veut Luce. Pourquoi demeure le grand mystère. Luce semble donner l'impression de chercher après Daniel tout au long du livre. J'avoue qu'au bout d'un moment cela peut paraître lassant, heureusement qu'elle a un grain de jugotte et qu'elle ne l'attend pas sans rien faire, se contentant de se morfondre sur son triste sort (comme le fait volontiers une désormais célèbre héroïne dont je tairais le nom :p ) .

 

Pour en venir à la fin parlons de la grande scène finale. Encore une bataille. Je dois dire que l'ai senti venir d'avance. Mais la fin demeurait une surprise, ce qui en soit est une bonne chose. Du coup, cela m'a donné très envie de commencer de troisième tome. Cette fois-ci Luce part explorer ses vies antérieures pour essayer de comprendre. Là ça m'interesse ! J'espère être un peu moins déçue, parce qu'il y a de quoi explorer avec un tel thème.

 

 

entre les pages.



« De toutes évidences ses profs étaient des experts. Le soleil faisait étinceler leurs armes et leurs combinaisons blanches renforcées. Leurs peids se déplaçaient avec une telle grâce qu’ils semblaient danser. Les épaisses boucles blondes de Francesca cascadaient sur ses épaules tandis qu’elle tournoyait autour de Steven.

Tous les deux afficahients un air déterminés. Après ces premiers touchées, ils se retrouvèrent à égalté. Sans doute commençaient_ils à fatiguer, car cela faisait dix minutes qu’ils n’avaient pas marqué. Leurs mouvements étaient si vifs que leurs larmes disparaissaient au profit d’un léger boudonnement et du tintement du métal.

Des étincelles de mirent à jaillir à chaque contact ; d’amour ? de haine ? sans doute les deux.

[…]

Soudain une clameur s’éléva dans l’assistance Luce avait raté l’instant crucial. Francesca plant la pointe de son épée dans la poitrine de Steven , tout près du cœur, si bien que la lame se courba. Ils demeurèrent tous les immobiles, à se regarder dans les yeux. Cela faisait-il aussi partie du spectacle ?

- En plein coeur, déclara Steven

- Comme si tu avais un, raille Francesca. »



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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 12:50
Le grimoire maléfique.

Béatrice Bottet, française.
2011 - 341 pages - Ed. Casterman.

Catégorie - Fantastique.

Synopsis.
Il existe un livre maudit, écrit par le diable en personne. Sa couverture est plus noire que la nuit la plus sombre. Les mots y sont écrits en lettres de sang. Ce grimoire maléfique est caché dans une abbaye où des moines le maintiennent prisonnier. S'il en sort un jour, les pires catastrophes pourraient s'abattre sur le monde...
l'avis.

Un cadeau de Nöel de la part de ma petite soeur. De la jeunesse fantastique mettant en scène un livre magique, elle s'est forcément dit que cela pourrait me plaire. A dire vrai en lisant le résumé je m'étais dis aussi pourquoi pas. Et bien des mois après la réception du livre, vient la lecture. 

 

D'emblée la manière d'écrire de l'auteure ne m'a pas plu, si bien qu'au départ j'ai lu quelques pages et il a dû rester un mois voire deux sur ma table de chevet avant que je me décide à lire de nouveau. Cela dit ce n'est pas parce que je me suis laissée quelques semaines de réflexion que l'écriture a fini par m'emballer pour autant. Je ne saurais vraiment dire ce qui ne me plait pas, peut-être le choix dans la construction des phrases, il devait y avoir une fluidité que j'ai l'habitude de rencontrer que je n'ai pas retrouvé ici. Soit. 

Après le style d'écriture, l'histoire en elle-même. Il y a de l'idée, un respect de l'époque, des messages historiques véhiculé, mais le scénario est assez decevant. Même s'il est vrai que j'aime toujours lorsque l'on suit l'histoire de différents personnages qui n'ont en apparence rien en commun et dont on finit par découvrir le lien au fil de l'avancée de l'histoire. J'ai bien aimé le principe de l'abbaye des moines de Gardefoy, cette société écclésiastique chargée de garder tous objets maléfiques. Pour le coup, je serais bien curieuse de savoir quels ont été les autres artefacts en leur possession.

 

Pour ce qui est des personnages, pas de surprises. Un méchant ambitieux, au rire sardonique et démoniste raté sur les bords, il est sans nul mon personnage préféré. Dommage qu'il ne reste pas jusqu'à la fin. J'ai bien aimé aussi le livre en lui-même lorsqu'il essaye de tenter Jeanne pour qu'elle se serve de lui et qu'ainsi elle vende son âme au diable à travers un pacte verreux. Justement Jeanne m'a bien plus. En fait ce qu'il m'a surtout plu c'est l'histoire avec ses deux soeurs, parce Jeanne est une triplée. Trois filles totalement identiques avec comme unique signe de distinction leur couleur de cheveux. C'est certes irréel mais sympathique. Pour ce qui est du héros de l'histoire. Je n'ai l'ai pas aimé. Pas assez en relief pour ma part, malgré le fait qu'il soit le dernier d'une famille nombreuse de nobles et que de ce fait il ne gouvernera jamais. Oh un personnage que j'ai bien aimé, c'est le vieux moine, Ernould, qui dirige l'abbaye. Vulgaire, impatient, cynique, colérique. Lui non plus il ne reste pas jusqu'à la fin.

 

A un moment de ma lecture, le héros (dont j'ai déjà oublié le prénom c'est pour dire combien je n'ai pas accroché à ce personnage) rencontre un viel homme qui lui dit simplement de ne pas perdre espoir dans sa quête de la recherche du grimoire parce que le grimoire au rubis lui a dit. Et là, ça a fait "tilt" dans mon esprit. L'auteure est celle de la saga du Grimoire au Rubis. A l'époque de leur sortie j'avais trouvé les couvertures attrayantes, maintenant que j'ai pu lire un de ses ouvrages je ne sais pas si j'ai très envie de me lancer dedans. J'attendrais encore un peu.

 

Pour terminer je vais revenir sur le point que j'ai le plus aimé dans livre. Les plans diaboliques qu'élaborent Héribaut Herbert. Son plan est de rendre le monde plus vil tout en lui faisant croire qu'il avance. Une sorte de petite comparaison à l'évolution de notre monde. Un clin d'oeil qui m'a bien fait rire et plaisir entre ces pages pour le peu décevantes.

 

 

 

entre les pages.



« Il fallait à peu près un an pour mettre en oeuvre un maléfice d'envergure, précis comme une mécanique, calculé dans ses moindres détails. "L'Enfer est pavé de bonnes intentions..." Comme c'était drôle, quand on y pensait. a partir d'un immense progrès de l'humanité, il introduirait méthodiquement le miniscule détail qui fausserait tout l'ensemble et conduirait à d'amusantes catastrophes, aussi inévitables que gigantesques. 
Il en avait déjà monté et lancé deux, et était en train de mettre le point final à la troisième.
Le première ? Le jeune Geinsflesh - qui se ferait bientôt appeler Gutenberg - n'allait pas tarder à se faire prêter une grosse somme d'argent pour mettre au point une invention dont il avait l'idée: l'imprimerie. On pourrait écrire beaucoup plus vite, avec des caractères mobiles en métal. Finie la bonne vieille écriture à la plume. Hébert laissa éclater un rire homérique. Non seulement Gutenberg se ferait escroquer par son banquier, mais sa belle invention serait à l'origine de bien des horreurs. Les livres répandraient à tout vitesse des doctrines perverses ou absurdes et des modes d'emploi pour traquer les pauvres gens. Il y aurait beaucoup de bûchers d'innocents grâce à l'imprimerie. Le sataniste s'en pourléchait d'avance. Voilà pour commencer. »


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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 22:54
Damnés

  Lauren Kate, américaine.
  2010- 438 pages - Ed. De Noyelles.

Catégorie -Jeunesse, Fantastique.

Synopsis.
Lorsque Luce rentre à Sword & Cross, un lycée d'éducation surveillée, elle est d'emblée attirée par le ténébreux Daniel. Dans cet endroit sinistre où les portables sont interdits, où les élèves ont un passé lourd et où des caméras surveillent les moindres faits et gestes  de chacun, Daniel devient une obsession. Mais le jeune homme évite Luce, qui est aussi courtisée par Cam, un beau brun aux yeux verts. Malgré sa fascination pour Daniel, Luce n'arrive pas à résister à Cam. Ce dilemne pertube la jeune fille , déjà destabilisée par la présence d'ombres, qui la poursuivent et l'inquiètent depuis l'enfance. Tout est conçu pour que l'ordre règne à Sword & Cross, pourtant ce lieux deviendra le théâtre de drames troubles et mystérieux...
l'avis.

 

Encore un livre que l'on m'a prête et conseillé de lire, pour son thème fantastique. J'avais quelques appréhensions avant d'en commencer la lecture. Ne serait-ce qu'en lisant la quatrième de couverture qui se contente d'un : Mon ange, ma malédiction. Ca y'est je me voyais embarquée dans une histoire à la Twilight, amour interdit et tout ce qui va avec. Ensuite le résumé du livre. Une fille tirallée entre deux garçons. Tiens c'est marrant ça sonne assez Le journal d'un Vampire ou Twilight tout ça. Effectivement, il y a pas mal de ressemblances. Sauf qu'il n'est pas question de vampires mais d'anges. 

 

Globalement le livre se lit très bien. L'écriture est fluide et simple. D'où une lecture rapide. Au niveau de la structure du scénario, il est vrai que l'on se demande assez rapidement qui est qui, pourquoi tous ses personnages, pourquoi cette école, pourquoi toutes ces attirances. Autant dire que pour le coup j'ai eu l'impression de me retrouver dans l'esprit de Luce qui elle non plus ne comprend pas grand chose à ce qui lui arrive. Une héroïne proche du commun des mortels ce que ça peut faire du bien parfois. J'avoue que dans ce premier tome il n'y a pas tellement de rebondissements avant d'arriver sur les deux derniers chapitres, voire le dernier chapitre avant l'épilogue. J'aime assez moyennement ce genre de parti pris dans l'écriture d'un livre. Certes les élèments sont placés au fur et à mesure, mais tout se dénoue sur la fin. Ce n'est pas tellement ce que je préfère. Par contre, là où l'auteure a bien gerée son écriture c'est que sur la fin on en comprend encore moins qu'au début. Toutes les révélélations sur les personnages prêtent à confusion, les relations qu'on leur découvre également, quant aux propos qu'ils tiennent, on entre dans le monde des anges. Là-dessus elle a bien joué, on a forcément envie de lire le second tome si l'on a un minimum accroché.

 

Pour ce qui est de l'histoire en elle-même, elle reste assez banale sur les trois quarts du livre. Une jeune étudiante en quête d'identité à qui il lui arrive des faits étranges inxepliqués et qui joue la girouette entre deux jeunes garçons séduisants. Evidemment, il n'y a pas que ça. J'ai aimé apprendre et comprendre le fait qu'elle n'en était à sa première vie. Le principe de la réincarnation m'a bien plus. Ne reste qu'à savoir quand on en saura plus sur ses anciennes vies. J'ai bien aimé aussi le décor, bien que le côté sombre de la chose semble un maximum exagéré. Mais j'aimerais bien me rendre à Sword & Cross ne serait que pour admirer la piscine creusée dans l'ancienne piscine. Ca doit très certainement valoir le détour !

 

Niveau personnages. J'ai accroché à l'héroïne, j'aime sa place dans son histoire, elle n'est pas excessive caractériellement, elle me plaît. Ensuite, j'ai d'emblée aimé le personnage de Cam. Je l'ai même largement préféré à Daniel, et si j'avais dû faire un choix dès le départ ça aurait été Cam. D'ailleurs je préfère toujours Cam. Comme quoi j'ai un attracteur à "méchant". Oui parce que finalement, le bien et le mal la frontière est mince, c'est le genre d'idée qui revient assez souvent de le livre. J'ai rapidement adhérer au côté déjanté d'Arrianne, j'étais même un peu déçu qu'elle ne reviennent pas assez souvent dans le livre. Autre personnage qui m'a bien plus, Mlle Sophia. Je ne veux pas non plus en dire trop sur elle, mais encore une fois ce n'est presque pas étonnant qu'elle m'est séduite. Et enfin, Penn. Je n'aime pas tellement la tournure que prend son destin dans l'histoire, je n'ai pas tellement l'impression que cela rajoute du dramatique à l'histoire. Mis à part continuer à isoler Luce de ses amis normaux encore un peu plus. Pour ce qui est de ceux que j'ai moins apprécié, mis à part Callie son ancienne meilleure amie avant d'être placée à Sword & Cross rien à déclarer.

 

En somme une lecture bien sympathique. Qui m'a donné envie de lire la suite. A la fois j'avais le second tome à portée de main pour une durée limitée, donc étant du curieuse de nature je me suis laissée emporter ! 

 


 

 

entre les pages.

 

« - Qu'est-ce qu'elle t'as dit ?  s'enquit-il.

- Hum...
Elle chercha désespérement un mensonge crédible, en vain. Elle fit craquer les jointures de ses doigts.
Daniel posa un main sur la sienne. 
- Je déteste quand tu fais ça.
Luce eut un mouvement de recul. A ce contact furtif, elle rougit. Il voulait dire par là qu'il ne supportait pas la petite manie qu'avaient certains de faire craquer leurs jointures , sans doute. Car sinon, cela impliquerait qu'il l'avait déjà vu faire, et c'était impossible : il ne la connaissait presque pas. Dans ce cas pourquoi avait-elle le sentiment qu'ils avaient déjà eut cette querelle ? »

« Il l'enlaça. Le souffle court, elle sentit leurs corps se fondre l'un dans l'autre, jambe contre jambe, hanche contre hanche. Daniel l'immobilisa contre la rambarde, sans interrompre une seule fois le contact de leurs lèvres. C'était un rêve...
Enfin, il se mit à la couvrir de baiser. Légèrement, d'abord, avec des petits claquements subtils et irréversibles, puis plus tendrement, sur la joue en glissant jusqu'au cou. Elle gémit et rejeta la tête en arrière. En le sentant tirer un peu sur ses cheveux, elle rouvrit les yeux et aperçu les premières étoiles dans le ciel nocturne. Jamais elle ne s'était jamais sentie aussi proche du paradis. »

« - Rien qu'un baiser..., concéda-t-elle.
Aussitôt, il plaqua ses lèvres contre les siennes. Son deuxième baiser en deux jours. Alors que celui de Daniel était avide, presque désespéré, celui de Cam était doux, trop parfait, comme s'il s'était entraîné sur une centaine de filles avant elle.»

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 16:19
  4 ans dans l'enfer des fous

  Jean-Maurice Cervetto, français.
  1973- 248 pages - Ed. France Loisir.

Catégorie - Témoignage.

Synopsis.
Il avait vingt ans. Il n'était qu'un matricule au milieu d'autres matricules. Un numéro de dossier. Tous étaient fous. Sauf lui. Il vécu pendant 4 ans de sa vie l'enfer quotidien de cet univers de délires etde cauchemars. Jean-Maurice Cervetto révèle dans ce livre comment une machination familiale l'a jeté en prison, puis dans le monde des fous. Il vous raconte comment cris et protestions ne servaient qu'à le rendre plus fous pour les psychiatres . Vous découvrirez avec lui monde secret , et incconu du grand public. D'abord le quartier de surêté, la section spéciale, où l'auteur voisinait avec de véritables monstres, les alinés difficiles criminels et fous dangeureux. Avec son lots de drogues et d'infirmiers pas toujours tendres. Puis le service des débiles profonds, où chaque nuit est un nouveau calvaire d'horreur, chaque jour une déchirure de plus. 
l'avis.


Une lecture que l'on m'a conseillé. Un domaine de la psychologie. De la psychiatrie. Ca devrait te plaire. En plus cela ça se lit vite. Me voilà donc avec le livre entre les mains. 

 

Alors effectivement il se lit vite, cela dit c'est un livre qui a au moins le don de vous donner matière à réfléchir. Autant dire qu'une fois la dernière page lue on se pose pas mal de questions sur le fonctionnement des établissements traitant les maladies mentales. Bien sûr on est au courant que maintenant la camisole de chiffon fait place à la camisole chimique, par contre on ne se doute pas de ce genre de traitements. Il s'agit d'un livre réaliste et profond. Il m'a laissé une bonne impression en même temps que pas mal de questions.

 

L'histoire est un minimum romancé, ce qui aide finalement à décrocher et à oublier qu'il s'agit d'une histoire vraie. Je crois que pour ma part s'il m'a plus touché c'est du fait du lieu où se déroule les faits, Villeneuve-sur-Lot est une des villes où logent les membres de ma famille. Du coup, je ne vais pas tarder à aller faire des recherches sur les hôpitaux psychiatriques des environs.

 

Il est difficile de donner un avis sur un témoignage. Difficile de dire "ah non je n'ai pas aimé ça". Je me vois mal faire ce genre de remarques lorsqu'il s'agit d'une histoire vraie. Seule remarque : heureusement que tout se finit bien pour l'auteur, à la fois on peut bien s'en douter puisqu'il en a écrit un livre.

Je suis bien contente d'avoir eu cette lecture, elle m'a permi d'appréhender ce monde qui m'a toujours attiré, de voir l'arrière du décor. Ce n'est pas bien joli, mais il est comme ça. C'est une lecture que je conseille. Quelques pages. Une écriture qui permet de plonger de suite dans l'univers, d'appréhender les détails, d'imaginer les scènes. Et puis finalement, certains des malheureux malades mentaux peuvent prêter à sourire autant qu'au dégoût.

 

entre les pages.
« Tous les soirs, j'aperçois un vieillard près d'un sapin, dans le gazon des ateliers. Il a la bonne bouille de bébés de publicité, rides et cheveux blancs en plus. Il entame un curieux monologue avec le sapin qu'in entoure de ses deux bras affectueux. 
- Tu es beau. Je t'aime... Reste avec moi.
Puis comme un adolescent timide il l'embrasse avec réserve et se presse contre lui. Des infirmiers et de médecins passent. Il ne doit guère être dangereux. Aucun ne l'arrache à sa passion folle.
- Il est amoureux de tous les arbres, m'a expliqué un infirmier. Pour qu'il rentre dans son pavillon, il faut lui promettre qu'un sapin ou peuplier ira le rejoindre dans son lit. C'est ce qui s'appelle aimer la nature !»
« C'est le petit déjeuner. J'ai pris une tranche de pain à couper au burin. Je la trempe longuement dans le café. Elle en ressort éponge. C'est mou et bon ! J'ai perdu tout goût de la vie. Je saute des rires aux larmes. De la quiétude à la hargne. Sans savoir pourquoi. J'en ai marre de ce bol de verre et de ce café tout noir. Je crie. L'infirmier arrive. Je prends le bol dans les mains. Je le lance par terre. Un bruit assourdi. Il ne s'est pas cassé. De minces filets de cagé s'écoulent sur les falles. Je me lance en avant. A plat ventre, je rampe vers le ruisseau. Je lèche comme un petit chien. Je me sens bien. 
Je suis devenue la copie conforme de ce que l'on voulait que je soi. Un fou.  »

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 19:16
Le trône de Fer, l'intégrale 1.

George R.R. Martin, américain.
  1996- 785 pages - Ed. J'ai Lu.

Catégorie - Fantasy.

Synopsis.
Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière Nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeur des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer. Tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors, s'en sortiront indemnes...
l'avis.


Discussion dans un bar avec un ami de la promo, j'entends le nom du livre, ça fait "tilt" dans mon esprit, et voilà que quelques jours après je me fais prêter le livre. J'en avais entendu parlé depuis un bout de temps, que ce soit par les addicts des livres ou des séries, et à la vue du thème de cette saga j'étais assez tentée de me lancer dans l'aventure. Chose faite. Je dois dire que je ne regrette pas du tout.

 

Comme je m'y attendais l'ambiance du livre ne m'a absuloment pas déplu. Du sombre, de la fantaisy, des relations alambiquées. Et une histoire qui semble extrêmement bien ficelée aussi bien que compliquée tellement elle foisonne de rebondissements. Pour le coup niveau histoire, il vaut mieux avoir de la mémoire et être bien accroché parce qu'au fur et à mesure des pages on se rend compte ce dans quoi on vient de mettre les pieds. 

Le livre est un pavé, il ne faut pas se mentir. Cela dit l'écriture de l'auteur permet de mettre entre parenthèses ce léger détail. Il faut dire que l'on est bien servi niveau scènes d'actions, intrigues, personnages. Mais aussi et cela vaut le coup de le dire je trouve : les descriptions. Généralement, je suis vite lassée par l'écriture en ce qui concerne les lieux. Cette fois-ci c'est comme qui dirait passé comme une lettre à la poste, ce qui rend ainsi la lecture d'autant plus agréable, car il est plus facile de se rendre compte des décors dans lesquels les personnages évoluent. 

 

Justement les personnages. Je crois que toutes les personnalités sont représentées, tellement ils sont nombreux. Autant dire que si vous n'avez pas la mémoire des prénoms cela risque d'être compliqué de s'y retrouver. Surtout si en plus comme moi, vous commencez à lire ce livre et à faire une pause pour cause d'emploi du temps trop chargé. Cependant, une fois passée outre cette barrière et les familiarités lancées avec ces personnages cela devient tout de suite plus prenant. J'aime toutes ces alliances cachées ou clairement déclarée entre les grandes familles dirigeantes, ces guerres qui durent depuis des décénies si bien que s'en est une tradition. 

Bien sûr parmi les personnages j'ai mes petits préférés. Le cynique et pervers Tyrion Lannister m'a directement plus. Dès que l'histoire était raconté de son point de vue je passais réellement un très bon moment. De plus, je pense bien que son statut par rapport à sa famille pourrait faire de lui un personnage pour le moins surprenant, en tout cas je l'espère bien parce qu'il me plait beaucoup ce nain. Ensuite, j'ai eu un coup de coeur pour la personnalité et le personnage de Daenerys. Le descendante du dragon, l'héritière oubliée du trône de fer, et je m'arreterais pour ne pas trop en divulger concernant son parcours. C'est un personnage dont la force de caractère me touche énormément. Evidemment, je n'ai pas pu passer à côté du Batard, John Snow. Ce personnage donne l'impression d'être en marge de l'histoire, pourtant il n'en demeure pas moins intéressant. Là encore je me demande quelles sont les surprises qu'il nous reserve le petit Snow. Pour continuer sur les rejetons Stark, j'ai assez rapidement accroché à Arya. Rien que son prénom m'a plu, ensuite sont côté débrouillard et son "Aiguille" a fait le reste. 

Pour ce qui est des méchants, on est servi aussi. Et si Tyrion peut avoir tendance à en faire partie, je dois dire que son frère et sa soeur, les jumeaux Cerseï et Jaime Lannister se posent là. Machiavéliques, sans coeur, ambitieux et même incestueux. J'ai été séduite (après je vais avoir du mal à dire que je suis saine d'esprit moi). Cela dit vu l'ambiance malsaine du livre, cela n'est absolument pas choquant, parce que des scènes où le sexe est suggéré sont légions.  

Je garde les meilleurs personnages pour la fin. Les loups adoptés en début de livre. Ces loups qui sont associés à chacun des enfants Stark. J'aime beaucoup l'idée. Il n'y a plus qu'à voir jusqu'où ira leur rôle dans l'histoire de leur maître.

 

En conclusion. Une histoire comme je les aime. Bien compliquée, bien ficelée, bien écrite. Une histoire qui donne un goût de de reviens-y. Promis j'y reviendrais.

 

entre les pages.
« Le reine se leva. "Et de ma propre fureur Lord Stark, demanda-t-elle d'un ton plus doux, pas un mot ? Que ne vous êtes jadis emparé de la couronne? Elle était à prendre... Jaime m'a conté, comment l'ayant trouvé juché sur le Trône de Fer, le jour de la prise de Port-Réal, vous l'aviez contraint d'en descendre. Il vous suffisait de gravir les marches et de vous assoir. Quelle erreur navrante.
- Vous ne sauriez vous figurer combien d'erreurs j'ai pu commettre, répliqua-t-il, mais je récuse celle-ci.  
- Et pourtant, c'était une erreur, messire, insista Cersei. Lorsqu'on s'amuse au jeu des trônes, il faut vaincre ou périr, il n'y a pas de moyen terme. »
« L'hiver vient. »
« Je suis le sang du dragon. »
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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 18:32
Fin de partie.

  Samuel Beckett, franco-anglais.
  1957- 110 pages - Ed. Minuit.

Catégorie - Théâtre.

Synopsis.
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestiques, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. [...]
Roger Blin.
l'avis.


 

Ce livre là je l'ai eu entre les mains par le plus grand des hasard. Après avoir passé une après-midi avec un de mes amis j'ai fini par lui dire que je m'étais fait prêter un tas de livres pour mes trois semaines de vacances et qu'avec ça je ne comptais pas m'ennuyer. Voilà que je repars avec trois livres en plus à lire. Dont cette pièce de théâtre. Avec comme commentaire : ton côté tordu appréciera.

 

Et ce n'est pas faux, j'ai assez aimé ma lecture. Le fait que ce soit du théâtre y aidant beaucoup, j'étais bien contente de me replonger dans ce genre que j'ai délaissé depuis bien longtemps ! Ce n'est certes pas le type d'écriture qui me plait tant au théâtre, ni même la narration, parce que là pas d'action, ni grandes envolées. De la simplicité, et beaucoup, beaucoup de bizarrerie. Durant tout le long de la pièce, on a l'impression que quelque chose va finalement arriver, parce que les personnages ne cessent de le répéter à tout va. Cependant, l'immobilisme est bien présent dans la pièce. D'une certaine manière, heureusement qu'elle est très courte, dans le cas contraire je ne sais pas si j'aurais achévé la lecture. Avec la curiosité et le goût du théâtre probablement que si.

 

Au niveau des personnages il y a quelques surprises. Déjà il ne sont que quatre, ce qui n'est pas commun, enfin moi je n'ai pas croisé beaucoup de pièces avec si peu d'intervenants. Ils ont tous leurs lots d'étrangeté. Entre celui qui est aveugle dans un fauteuil roulant, celui qui est infirme et le couple de parents vivant dans leur poubelle respectives mais l'une à côte de l'autre je vous prie, il y a de quoi se poser des questions. Bien souvent dans la pièce, d'ailleurs on se demande quel est le but, pourquoi telle phrase, autant dire que la réponse n'est pas présente, j'en cherche encore certaine.

 

Pour ce qui est des relations entre les personnages, j'aime assez celle entre les personnages principaux qui sont Hamm et Clov. Relation de dépendance l'un envers l'autre, de soumis et maître, de l'amour-haine en quelque sorte. Leurs remarques acerbes m'ont bien fait sourire par moments.

 

Je n'ai finalement pas grand chose à dire sur cette lecture qui me semble bien sortir tout droit de l'absurde. Néanmoins, je puis affirmer qu'elle ne m'a pas déplu pour autant. Rapide. Sympathique. SImple.

 

entre les pages.
« Hamm - Moi je me sens un peu drôle (Un temps) Clov.
Clov - Oui.
Hamm - Tu n'en as pas assez ?
Clov - Si ! (Un temps) De quoi ?
Hamm - De ce... de cette... chose.
Clov - Mais depuis toujours. (Un temps) Toi non ?
Hamm (morne)- Alors il n'y a pas de raison que ça change.
Clov - Ca peut finir (Un temps.) Toute la vie les mêmes questions, les mêmes réponses.
Hamm - Prépare-moi. (Clov ne bouge pas.) Va chercher le drap. (Clov ne bouge pas.) Clov.
Clov - Oui.
Hamm - Je ne te donnarais plus rien à manger.
Clov - Alors nous mourrons.
Hamm - Je te donnerai juste assez pour t'empêcher de mourir. Tu auras tout le temps faim.
Clov - Alors nous ne mourrons pas. (Un temps.) Je vais chercher le drap.
Il va vers la porte.
Hamm - Pas la peine. (Clov s'arrête) Je te donnerais un biscuit par jour. (Un temps.) Un biscuit et demi. (Un temps.) Pourquoi restes-tu avec moi ?
Clov - Pourquoi me gardes-tu ?
Hamm - Il n'y a personne d'autre.
Clov - Il n'y a pas d'autre place. »


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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 20:00
Amours & autres enchantements

Sarah A. Allen, Américaine.
2009 - 342 pages - Ed. France Loisirs.

Catégorie - Contemporaine.

Synopsis.
Bienvenue à Bascom où l'étrange famille Waverly alimente depuis des générations les légendes les plus fantasques. Il y a Claire qui, entre les plats aux vertus magiques qu'elle cuisine et la carapace qu'elle s'est forgée pour ne plus souffrir, pensait avoir tout ce dont elle avait besoin. Il y a Evanelle qui offre les objets les plus insolites mais dont l'utilisation se révèle forcément bénéfique à un moment donné. Et puis il y a Sydney qui revient après des années d'absence avec une fille de 6 ans et un secret qu'elle est déterminée à préserver... A cela ne manquait plus qu'un charmant voisin décidé à courtiser Claire la solitaire pour que la vie de tout ce petit monde s'emballe joyeusement !
l'avis.


Passage par le marché un samedi d'été, la couverture du livre, son titre et le résumé en quatrième m'ont convaincu à l'emporter avec moi. Un bon choix !

 

Il s'agit d'une histoire fraîche et qui au final porte à sourire de part son happy ending. Par contre, j'avoue volontier que certaines tournures de phrases employées par l'auteur m'ont fait froncer les sourcils. Problème de traduction j'ose espérer, ou bien alors heure tardive à chaque fois que cela m'arrivait. Soit. Pour le reste je garderais de cette lecture un excellent souvenir. J'ai apprécié les personnages, autant que les touches de magie, ainsi que l'histoire, légère certes mais amusante à suivre.

 

Niveau personnage j'ai eu un énorme coup de coeur pour l'héroïne. Et oui Claire m'a parlé bien plus que je n'aurais pu l'imaginer à un tel point que je me suis reconnue dans certains de ses traits de caractères, voire tous en fait. Une étrange impression je dois dire, surtout que j'ai aimé suivre l'évolution de ses pensées même lorsque celles-ci pouvaient paraître totalement innapropriés (ce qui chez un personnage aussi routinier, et enfermé que celui-là n'est pas peu dire). Autre personnage qui m'a touché, Evanelle. J'ai adoré le côté comique de la vieille femme. Le fait que son don magique se résume à donner des objets qui auront forcément un rôle à jouer, je trouve l'idée séduisante. Au même titre que celle d'avoir personnifié le pommier, ce qui doit faire de lui mon deuxième personnage préféré à égalité avec Evannelle. Et puis pour la troisième place du podium : Tyler. Sûr de lui, fier les bords, il a tout pour paraître un brin agaçant dans la vraie vie, mais c'est sa relation avec Claire qui m'a conquise. Le fait qu'il fasse d'elle un défi.

 

Un joli petite histoire d'amour, mais aussi de famille, avec un méchant dont le compte est réglé de manière assez surprenante (même si on finit par s'en douter). D'ailleurs ça me fait penser que j'adore la relation entre le pommier et Bay, mais aussi le pommier et la maman de Sydney et Claire. Infos en vrac, mais infos tout de même.

Et pour le côté magique de l'hsitoire ? Une juste dose. Des recettes pour provoquer l'amour, le désir, la colère et j'en passe, des pommes révélatrices d'avenir, des émotions responsables de chutes d'objets. Un joyeux mélange d'évènements "anormaux" avec lequel la famille de Claire doit composer dans le village, car bien entendu tout le monde est au courant de ce don. J'ai apprécié ce fait, tout comme celui que d'autres familles soient en quelque sorte enfermées dans un moule. Comme par exemple la famille où les femmes sont des as des plaisirs charnels, ou celle encore où les jeunes hommes épousent des femmes forcément plus vieilles que eux. Amusant.

Le livre en lui même n'a rien de très particulier. Juste un bonne lecture qui a su me divertir correctement. Une bonne petite lecture estivale :) 

 

entre les pages.
« A venir ce week-end quand je rentre chez moi ! »

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Amours & autres enchantements

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